L’instrumentalisation de l’histoire par le pouvoir politique

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Le 21 mars 2017, c’est avec Laurence de COCK, professeure d’histoire-géographie, Docteure en Sciences de l’éducation et chargée de cours en didactique de l’histoire, que nous tenterons de comprendre l’intérêt de déconstruire ce discours politico-historique, non pas pour distribuer des mauvais points mais pour comprendre les enjeux idéologiques pensés à la naissance de ces manipulations de l’histoire.

François Fillon déclarait le 30 août 2016, dans une tribune du Figaro : « Le récit national, c’est une histoire faite d’hommes et de femmes, de héros, de symboles, de lieux, de monuments, d’événements qui trouvent un sens et une signification dans l’édification progressive de notre nation ». Prolongement du célèbre « roman national », ce « récit » voulu pas François Fillon, n’a pourtant rien d’historique… Et lors du débat de la primaire de la droite, Alain Juppé, lui, « plaidait pour une science historique, « non pas exacte mais humaine », distincte du « roman national » et à laquelle il faudrait ajouter « l’amour de la patrie » (Béatrice Bouniol, le 25/11/2016 in La Croix)

Les tripatouillages ou allusions à des faits historiques lors de campagnes électorales sont souvent l’occasion de faire parler de soi ou d’attirer un électorat spécifique, un groupe particulier. Mais le risque est grand de commettre des bourdes ou dérapages qui, tels des boomerangs, reviennent en pleine figure de nos femmes et hommes politiques.
Comme l’exprimait l’historien Henry Rousso le 4 janvier 2017, sur Facebook, suite à la « bourde » de Vincent Peillon, en pleine campagne des primaires de la gauche : « On n’évoque pas Vichy pas hasard lorsqu’on est en campagne politique en France ». Nous pourrions prolonger la réflexion en évoquant Emmanuel Macron parlant de la guerre d’Algérie, très récemment, en février 2017…